La plate-forme de dragage de sable à Larache est d’une capacité de production annuelle de 1,2 million m3 par an.

Le développement industriel de l’activité sable marin permet de fournir une solution alternative au pillage de sable. C’est ce qu’ont expliqué les responsables de Rimal, lors d’une visite organisée, jeudi 10 mai, au profit de la presse à la plateforme de sable marin à Larache. «Le dragage de sable marin constitue un instrument du développement économique et du développement durable», a affirmé Abdelkebir Hmimou, membre du directoire et ingénieur d’exploitation à Rimal «Le sable vert». Cette filiale du Groupe Drapor a inauguré en juillet 2008 sa troisième plate-forme de sable de Larache après celles d’Azemmour et Mahdia. Cette troisième plate-forme est aménagée sur une superficie de 5 ha, de façon à englober tous les aspects allant du processus de la production à la commercialisation du sable. Elle est destinée à approvisionner la région nord grâce à une capacité de production de 1,2 million m3 par an. Le sable refoulé à la plate-forme de Larache subit un traitement, qui consiste au lavage, criblage et des tests de contrôle. Le produit obtenu pour être commercialisé est conforme aux exigences de la norme marocaine de construction et de béton. Les deux ponts-bascules de cette plate-forme «permettent de donner le poids précis du camion vide à l’entrée et ensuite avec son chargement à la sortie du site», précise Hassan Ayad, président du directoire à Rimal «Le sable vert». A l’instar des deux plates-formes d’Azemmour et Mahdia, le sable dragué à Larache et à l’embouchure de l’Oued Loukouss a démontré que le projet s’inscrit dans l’environnement naturel des sites d’exploitation, de mise à terre dans le port et de sécurité d’usage. Rimal permet, de ce fait, et dans un souci du respect de l’environnement, de réguler le marché national du sable et d’approvisionner les activités du BTP. Il est à noter que le Maroc, pays en plein chantier, consomme plus de 20 millions m³ de sable par an, dont la plus grande partie est produite à partir du sable des dunes et des plages. L’extraction abusive du sable génère des contraintes importantes dont des pertes fiscales considérables pour l’Etat et les collectivités locales. «Pour éviter ces mauvaises pratiques et compenser le déficit en matière de sable, l’Etat se focalise actuellement sur des solutions alternatives vers le sable marin de la plateforme continentale, en cherchant la façon la plus soutenable, aux points de vue économique et écologique, pour résoudre cette problématique de pénurie de sable», font part les responsables de Rimal.